Définition de la NavigationMercredi 25 Octobre 2006
La navigation est la science et l'ensemble des techniques qui permettent de :
• connaître la position (ses coordonnées) d'un mobile par rapport à un système de référence, ou par rapport à un point fixe déterminé (1); • calculer ou mesurer la route à suivre pour rejoindre un autre point de coordonnées connues ; • calculer toute autre information relative au déplacement de ce mobile (distances et durées, vitesse de déplacement, heure estimée d'arrivée, etc.) Référence et problématique Sur la Terre, la navigation nécessite un système de référence, dit système géodésique. Le système désormais le plus utilisé est le WGS84 (World Geodetic System, 1984), mais de nombreuses cartes utilisent encore un système géodésique plus ancien. Connaissant les coordonnées du mobile et celles du point de destination, on peut alors calculer (ou mesurer sur une carte) la route à suivre pour rejoindre ce dernier point, soit une route à cap constant (à angle constant avec les méridiens), la loxodromie, soit la route la plus courte, c'est-à-dire un arc de grand cercle sur la sphère terrestre, l'orthodromie. Evolution historique Les techniques de navigation ont été développées par les premiers marins pour naviguer sur les mers et océans. La constatation du magnétisme terrestre a très tôt conduit à l'invention de la boussole (appelée en navigation un compas), qui a permis de tenir un cap et suivre une route. La mesure de la vitesse a été rendue possible grâce à l'invention du loch à bateau. Ces deux élements, cap et vitesse, permettent une navigation à l'estime, insuffisamment précise dans la durée. Sans repère terrestre (hors de vue d'une côte), les navigateurs se sont repérés grâce à l'observation des astres. La hauteur d'un astre au dessus de l'horizon, facilement mesurable par les «ancêtres» du sextant, permet de calculer la latitude. Toutes ces techniques étaient acquises, dès le XVe siècle. La mesure de longitude, qui se déduit de la mesure du temps, n'a été véritablement possible qu'au XVIIIe siècle avec l'invention de chronomètre (ou garde-temps) précis qui permettait de «garder» le temps du méridien d'origine. Par la suite, ces moyens ont gagné en précision et les méthodes de calcul se sont affinées. À la fin du XIXe, l'invention de l'électricité a entraîné celle du compas gyroscopique qui permet de s'affranchir des difficultés inhérentes au magnétisme terrestre. Le développement de la radio a permis dans la première moitié du XXe siècle, l'arrivée des premiers systèmes de radionavigation (principe de la radiogoniométrie à l'origine). Ceux-ci se sont diversifiés et développés, particulièrement au profit de la navigation aérienne, notamment pour les approches d'aérodromes et le guidage à l'atterrissage (2). À partir de la fin du XXe siècle sont apparus les systèmes de navigation satellitaires. Le principe de base est identique à la radionavigation, mais les balises sont implantées sur une constellation de satellites en orbite (3). Le faible coût des récepteurs permet d'envisager l'équipement des mobiles les plus rustiques. Les systèmes satellitaires ont, en navigation maritime, supplanté tous les systèmes de radionavigation existants. Les techniques anciennes à base de sextants et de chronomètres, qui n'utilisent pas l'énergie électrique, restent toujours pertinentes car elles constituent un moyen de secours en cas de non fonctionnement (accidentel ou volontaire) des systèmes de positionnement, voire le seul moyen sur des voiliers de plaisance traditionnels. Notes 1. ; dans le premier cas, on utilise des coordonnées géographiques, latitude et longitude ; dans le deuxième, des coordonnées polaires (azimut et distance) depuis un amer(phare, antenne...) 2. ; un système de radionavigation est d'autant plus précis et sa cadence d'information est d'autant plus rapide (conditions essentielles en aéronautique) que la fréquence radio est élevée, or les très hautes fréquences ne sont pas reçues si le récepteur se trouve en dessous de l'horizon de l'émetteur (mobile en surface ou à faible altitude) ; les systèmes de radionavigation à couverture mondiale ou océanique étaient des systèmes à basse fréquence - l'onde suit la courbure terrestre - ou à haute fréquence - l'onde est réfléchie par les couches hautes atmosphériques 3. ; il y a donc toujours plusieurs satellites au-dessus de l'horizon du récepteur (navire ou aéronef) Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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